interview Pierre NINEY (La promesse de l'aube)

22 janvier 2018

Interview de Pierre Niney 

 

Le film « La promesse de l’aube » réalisé par Eric Barbier est sorti le 19 décembre et est toujours en salle. Pierre Niney, en tête d’affiche au côté de Charlotte Gainsbourg, est venu au micro de La Vigie Radio.

La promesse de l’aube, raconte l’histoire d’une mère et de son fils emparés d’un lien passionnel et parfois même destructeur. Un scénario qui a profondément touché l’acteur principal.

 

Aujourd’hui vous êtes à Toulouse, une ville dans laquelle vous présentez la plupart de vos films. Quels rapports entretenez-vous avec celle que l’on appelle « la ville rose » ?

 Moi, j’adore Toulouse. On se le disait en arrivant dans la voiture avec Eric, on adore tous les deux cette ville. J’adore aussi Aix-en-provence, on y va demain. Je crois que Toulouse ou Aix, sont les endroits où je pourrai habiter. J’aime beaucoup ces villes.

Qu’est-ce que ce film vous a apporté et que pensez-vous lui avoir apporté en retour ?

Je me dis toujours, qu’est ce que le film peut apporter, qu’on ne voit pas tous les mercredi au cinéma, ce qui est intéressant. Là, c’est un film avec énormément de souffle, avec une aventure extraordinaire, avec une intelligence d’écriture magnifique sur un lien où tout le monde va se retrouver.

Parce que c’est le lien avec nos mères. Et en même temps, il y a un sens du divertissement, au sens très noble du terme. Quelque chose qui est orienté vers le public de façon généreuse. Voilà, c’est ce que j’espère que le film va proposer.

Maintenant, sur le personnage, j’ai l’impression aussi de faire des choses nouvelles là-dedans. Mais c’est surtout le film qui l’emporte.

Quand j’ai reçu le scénario, je me suis senti très chanceux, qu’on me propose un rôle aussi complexe, dense, riche, effectivement drôle à des moments et dans l’émotion à d’autres. Ce que j’aime, c’est le sacrifice de ce fils pour cette mère qui elle-même s’est complètement sacrifiée pour lui.

Il y a évidemment un ressort dramatique exceptionnel, puis deux personnages très dramatique, parce que c’est de ça dont il hérite. Le film pose cette question aux spectateurs notamment : De quoi vous héritez de votre mère ? De vos parents ? Qu’est-ce que vous gardez consciemment ou inconsciemment ?

Le film est tiré du roman « La promesse de l’aube » écrit par Romain Gary en 1960. Vous avez tenu à être fidèle à ce livre ?

Être fidèle au roman, oui et non parce qu’il y a 800 situations dans le roman. Eric Barbier en a choisi une centaine, ce qui est logique parce que sinon on ne pourrait pas en faire un film. On sait qu’on est dans une réécriture du projet, donc il y a une forme de liberté là-dedans aussi.

On en a besoin pour faire un film solide et un film qui accroche le spectateur du début à la fin, c’est la mission, évidemment. Par contre, la mission de ressemblance avec Romain Gary, non pas du tout, ce n’est pas un biopic, c’est un film, une version transformée de Romain Gary dans ce livre et nous-même on fait une autre version, puisqu’on adapte ce livre, et moi-même en jouant ce personnage parce que j’adapte aussi ce qu’Eric a écrit.

Donc c’est une triple adaptation d’un roman qui à la base n’est même pas un roman factuel. Comme Éric le disait lui-même, c’est un roman sensationnel. Il a rajouté beaucoup de sensations qu’on peut prouver. Peut-être que la moitié des sensations qui sont dans le livre sont fausses ou transformées ou inventées.

Qu’espérez-vous transmettre aux spectateurs qui iront voir le film ? Que tenez-vous à leur apporter ?

La chose commune, c’est l’émotion. À chaque projection, il y a des gens qui ressortent profondément émus, je pense par le parcours de ces deux êtres tellement extraordinaire, et en même temps ce lien si universel encore une fois qui nous renvoie à nos propres vies, je pense de manière consciente ou inconsciente.

On a tous une mère, on sait tous les sacrifices qui ont pu être fait, compris ou pas compris, mal interprétés et puis ce lien, ce lien unique. Dans ce film, il y a ce lien magique, toxique, démesuré, toutes ces facettes là, évidemment, je pense que ça touche les gens et on en a la preuve, là avec les avant-premières.

J’invite les gens à aller le voir et nous dire si ça les émeut aussi. Mais j’ai confiance au film dans ce sens-là. Eric s’est vraiment concentré là-dessus, sur ce lien mère-fils.

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